26.01.2012
Réponse à Monsieur Le Pann
Le Maire de Briec a cru bon de nous répondre dans la presse, c'est son droit le plus absolu et je le respecte. Par contre je trouve qu'il ne manque pas de toupet lorsqu'il assène ses arguments. A mon tour de répondre à ses insinuations et contre-vérités, nous réagirons également collectivement auprès des médias avec mes collègues de l'opposition.
L’endettement de la ville : celui-ci était de 4 millions 718 000 euros en 2004, il atteignait un sommet à 6 millions 174 000 euros en 2009.
Depuis 2008, la dette par habitant a toujours été supérieure à la moyenne des villes similaires (2007 : 899 euros pour une moyenne nationale à 872, 2009, 1182 euros contre 884, 2010, 1090 contre 877). Ces chiffres ne sortent pas d’un chapeau mais du ministère des finances
(source site internet colloque MINEFI-finances des collectivités)
En clair Monsieur le Maire se vante de baisser aujourd'hui une dette qu’il a lui même contractée. Certes l'exercice 2011 montre une baisse de la dette, mais celle ci est artificielle car occasionnée par un reversement anticipé de TVA de l'Etat.
Pour ce qui concerne les emplois, là aussi il joue sur les mots en évoquant les seuls ETP. Nous rappellerons à monsieur le Pann la remarque de conseillers communautaires "non étiquetés politiquement", s’étonnant de découvrir sans arrêt de nouveaux visages sans avoir été informés d'un besoin de recrutement.
Je rappelle aussi le blocage d’un recrutement de fonctionnaire par les autres maires du canton le 20 décembre dernier « pour l’embellissement touristique des plans d’eau ».
A défaut de supprimer des services publics comme l'évoque le Maire, il n’est peut être pas utile d’en créer de nouveaux en pleine crise. Pour preuve, si nous arrivons aux responsabilités nous conserverons les effectifs à leur niveau actuel mais toute nouvelle embauche sera décidée par les organes délibérants (commune et CCPG) après étude des fiches de postes et analyse fine des besoins. Une véritable Gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences sera mise en place. La transparence au juste besoin en évitant les emplois précaires. Bref, une vraie stratégie RH sera mise en oeuvre.
Pour la piscine, nous connaissons la chanson qui consiste à passer sous silence la subvention de 200 000 euros/an par la ville et la caution de 2 millions auprès du CMB. Je n'y reviens donc pas.
Pour la centrale, la dévaluation des biens immobiliers et le risque sanitaire qu’elle induira suffisent en soit à notre inquiétude mais pour les chaussées endommagées par les travaux qui paiera, l'Etat, Enel ? J'ai également entendu dire de source bien informée que la CCPG garantissait certains aménagements au profit d'ENEL.
De grâce, monsieur le Maire, assez de mauvaise foi..........
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Sociologie des élus
Une étude très instructive était publiée dans le télégramme de mercredi. Elle concernait la sociologie des élus et soulignait les décalages sociologiques entre les élus et la population.
Age, sexe, CSP l’étude fort bien documentée reprenait les statistiques des principales assemblées d’élus (conseils municipaux, généraux, régionaux, députés et sénateurs) et soulignait les surreprésentations de certaines catégories.
Il manquait juste un point qui m’aurait intéressé, combien d’élus qui imposent des décisions à leur population mais qui ne vivent quasiment plus sur leur territoire ? Ils ne sont heureusement pas nombreux mais ils existent. On ne doit pas avoir la même vision de proximité des dossiers.
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